dimanche 21 août 2016

Insaisissables 2 - Now you see me... Now you don't!


Sorti le 27 juillet dernier et réalisé par Jon M. Chu, Insaisissables 2 (Now You See Me 2) est, comme son nom l'indique assez clairement, la suite d'Insaisissable (Now You See Me), film réalisé par Louis Leterrier et sorti durant l'été 2013.

Le 1er opus.


Le second opus.


Le synopsis :

Un an après avoir réalisé un spectacle d'illusions sans précédent, un an après avoir échappé au FBI et intégré l'Oeil, organisation de magiciens d'exception, les Cavaliers vivent toujours dans l'ombre et s'impatientent à l'idée de retrouver leur public.
Mais lors de leur grand retour, les choses ne se déroulent pas comme prévu et ils se retrouvent séparés de leur "leader" et pris au piège par un jeune requin du nom de Walter Marbry. Ce dernier leur propose de voler, pour lui, une puce capable d'infiltrer n'importe quel réseau en échange de leur amnistie auprès des autorités nationales et internationales.
Et bien entendu, encore une fois, rien ne se passe comme prévu.

Mon avis : 

En 2013, quand le premier volet est sorti, le casting m'avait vraiment donné envie d'aller voir le film. Et j'en ai pris plein les yeux ! Je suis bon public, je l'admets, mais le show, les acteurs... et je m'étais laissé porter jusqu'au bout, surprise par l'issue du scénario. Autant dire que j'avais adoré et que j'attendais cette suite avec impatience. (Ce qui ne m'a pas empêché de mettre quasi quatre semaines à aller la voir.)
D'une manière globale, j'ai apprécié la séance. Je trouve qu'il n'est pas à la hauteur du premier, mais il n'en reste pas moins savoureux. J'ai eu des surprises, malheureusement elles n'étaient pas forcément là où elles auraient dû se trouver.


Les rebondissements.

C'est, pour moi, ce qui fait la magie du premier opus. Je suis assez partagée en ce qui concerne le second. D'une part, je m'attendais à ce que le schéma du premier soit répété quasiment à l'identique, d'une autre part, je m'attendais à subir des renversements de situation. Et s'ils n'ont pas fait l'erreur de reproduire exactement le modèle du premier film, en revanche le nombre de bouleversements est supérieur au taux d'apparition d'un Roucoul dans Pokémon Go, c'est vous dire.
Spoiler:
Je dois dire que j'ai grandement apprécié que l'identité de Dylan en tant que Cinquième Cavalier soit révélée au grand jour.
Il y a trop de renversements de situation et ceux-ci ne sont pas toujours très bien amenés et n'ont, la plupart du temps, plus rien de surprenant.

Spoiler:
Oh, la vieille femme qui ne comprenait pas l'anglais depuis le début comprend l'anglais en vrai ? Oh, l'ennemi intime n'est pas si méchant que ça en vrai et on se fait tous des câlins ? Oh, le jeune magnat des affaires est en vérité le fils illégitime du magnat des affaires du premier opus ? (Bon, je le reconnais, celle-là, si ça n'avait pas été révélé dans les médias depuis un an déjà, je suppose que je ne l'aurais pas vu venir.)

Mais...

On en prend plein les yeux, comme dans le premier volet. On ne peut pas vraiment appeler ça de l'illusionnisme, c'est certain, mais ça reste du show et quel show ! J'ai une affection toute particulière pour Jack Wilder (Dave Franco) et son physique de rêve ses cartes. Tout comme Taylor Kitsch AKA Gambit dans X-Men Origins : Wolverine, sa façon de jongler avec des cartes me fascine complètement.
Miaou !
Mais il faut reconnaître que chacun des Cavaliers a un sacré charisme, la petite nouvelle ne faisant pas exception. En effet, si l'on retrouve Mark Ruffalo (Dylan Rhodes), Jesse Eisenberg (Daniel Atlas), Woody Harrelson (Merritt McKinney), Dave Franco (Jack Wilder), Michael Caine (Arthur Tressler) et Morgan Freeman (Thaddeus Bradley) dans leur rôle respectif, Isla Fisher (Henley Reeves) manque au casting car elle était enceinte lors du tournage. Elle a été remplacée avec brio par Lizzy Caplan (Lula May) qui est un vrai petit clown.


Daniel. Radcliffe. Bon sang !

Sans vouloir être mauvaise, c'est la plus grande surprise en ce qui me concerne. Je ne parle pas de sa présence au casting car elle a été annoncée il y a un bon moment (ainsi que son rôle en profondeur, ce qui m'a d'ailleurs spoilé un aspect du film).

Mais voilà, Daniel Radcliffe, pour moi, c'était Harry Potter et je dois avouer que ce n'était pas forcément une bonne chose jusqu'à récemment. En fan et puriste de l'oeuvre, j'ai mis des années avant de tolérer et d'apprécier les films pour ce qu'ils sont, en tant que films pas trop mal fichus et non en tant qu'adaptations loupées.
Daniel Radcliffe, ensuite, ça a été pour moi La Dame en Noir. Et autant dire que si le film était plutôt appréciable, le jeu d'acteur de Dany (je me permets, lui et moi c'est une longue histoire qui remonte à 15 ans) n'est pas fameux fameux.
La même tête du début à la fin.
Si vous n'avez pas compris que c'est un veuf déprimé,
on ne peut plus rien pour vous. Déso, pas déso.
Et si j'admets que la Dame en Noir en question me fait froid dans le dos (un fantôme pas très esthétiquement agréable à voir qui s'amuse à pousser les jeunes enfants au suicide, oh... joie)...
Moi au réveil.
... ce film n'était pas hyper transcendant mais Daniel Radcliffe l'était encore moins.

Mais dans Insaisissables 2, il assure dans le rôle du jeune magnat des affaires complètement déjanté, il est bon et quelques répliques totalement mièvres n'ont pas réussi à me faire oublier le plaisir que j'ai eu à le voir ainsi.


Une fin qui appelle un troisième opus.

Et ce n'est pas sans me déplaire !
Spoiler:
Par exemple, un voile de mystère entoure encore Lionel Shrike. Dans le premier volet de la saga, Alma révèle à Dylan que le corps de Lionel Shrike n'a jamais été retrouvé, en conséquence de quoi je m'attendais à ce qu'on nous révèle qu'il était encore en vie dans le second volet. Dans le second volet, l'identité de son partenaire est révélée ainsi que celle d'une personne qui l'a côtoyé. Tous s'accordent à dire que Lionel Shrike avait toujours un plan de secours et qu'ils ne comprennent pas comment un tel drame a pu survenir. Son fils, Dylan, se retrouve pris au piège de la même manière et il parvient à sortir du coffre mais pas à temps pour avoir encore la force de remonter à la surface, il ne doit sa survie qu'au courage de Daniel Atlas qui plonge pour le sauver, ce qui n'a pas été le cas pour Lionel Shrike. Néanmoins, Dylan a dû trouver quel était le plan de son père pour sortir du coffre, ce qui n'était pas non plus le cas de Lionel Shrike qui savait parfaitement que faire. Peut-être sera-t-il révélé dans le troisième film qu'il est encore en vie, même si je pense qu'il lui faudra une très bonne raison pour avoir abandonné sa femme et son fils. Peut-être sera-t-il dévoilé qu'il a été assassiné par une organisation pour laquelle il était devenu gênant, ce qui me semble bien plus cohérent. Peut-être a-t-il mit l'Oeil en danger et peut-être les Cavaliers se retourneront-ils contre cette organisation dans le troisième opus, pourquoi pas ! Toutes les spéculations sont permises.

En bref, j'ai passé un très bon moment. Ce film dure un peu plus de deux heures, deux heures que je n'ai pas vu passé. C'est à voir sans s'attendre à quelque chose d'exceptionnel, en appréciant le divertissement. (Et ça m'a donné envie de me remettre aux tours de cartes. Mais seulement avec Jack comme prof ! Bah oui, tant qu'à faire...)